Ernesto Mallo

Ernesto Mallo

Ernesto Mallo est argentin.

Si l’on s’en tient à sa biographie sérieuse on peut dire ceci : Petit-fils d’espagnols et d’italiens, il est né à La Plata en 1948.

Écrivain, scénariste, dramaturge, traducteur et journaliste. Il a écrit des pièces de théâtre, a été secrétaire de rédaction et éditorialiste dans diverses revues d’art. Il a fait partie de l’équipe fondatrice de la radio FM Tango…

En 1975 son recueil de nouvelles Bautizo gagne le prix « Recopilación de la Cultura para la Liberación » créé par l’Université de Buenos Aires, mais l’arrivée des militaires au pouvoir en 76 empêche sa publication.

En 2004, il crée le personnage de Perro Lascano, flic sous la dictature dans El aguja en el pajar (L’aiguille dans la botte de foin). Un personnage que l’on retrouve dans Delincuente Argentino (Un voyou argentin) puis Los Hombres te han Hecho Mal (Les hommes t’ont fait du mal). Il est revenu sur le passé de Lascano, avant la dictature de Videla dans La conspiración de los mediocres (La conspiration des médiocres). Des romans qui lui ont valu le prix d’être finaliste du prix Memorial Silverio Cañada décerné lors de la Semana Negra de 2007 et d’être finaliste du prix Dashiell Hammet.

Il a écrit les scénarii pour l’adaptation de ses romans El aguja en el pajar et Delincuente Argentino et Los hombres te han hecho mal.

Il est depuis 2011 directeur de BAN! – Buenos Aires Negra – Festival Internacional  de Literatura Policial.

La biographie présente sur son site, moins stricte et plus littéraire, donne une petite idée de son humour et de son style. Extraits :

« Je suis né trop jeune, sans la préparation nécessaire pour affronter ce monde. […] Je n’appartiens à aucune association, parti politique, confession religieuse, club ou trenza car, comme Groucho, je n’accepterais jamais d’appartenir à un club qui m’accepte comme membre. A 20 ans, je pensais que mon devoir était de changer le monde. Je l’ai changé, c’est celui-ci, désolé. […] A un âge qui devrait être respectable, il me reste l’improbable gloire d’avoir survécu à mes parents, à la déraison du monde, aux substances illicites, à ma propre stupidité, aux gouvernements militaires, aux gouvernements civils et, pour le moment, à la globalisation, quoique je ne sache pas combien de temps je vais encore pouvoir la supporter. »

Ainsi parle Ernesto Mallo.

La conspiration des médiocres est un des romans sélectionnés pour le prix Violeta Negra qui sera remis lors du festival.

 

Bibliographie française

  • L’aiguille dans la botte de foin (El aguja en el pajar) – Rivages/Noir, 2009
  • Un voyou argentin (Delincuente Argentino) – Rivages/Noir, 2012
  • Les hommes t’ont fait du mal (Los hombres te han hecho mal), Rivages/Noir, 2014.
  • La conspiration des médiocres (La conspiración de los mediocres), Rivages, 2018.

Revue de presse:

A propos de L’aiguille dans la botte de foin :

« Depuis Le manuel des perdants de Juan Sasturain (« Série Noire», 1993) aucun auteur argentin ne nous avait captivé. Et puis voici que déboule cet Ernesto Mallo avec son flic Lascano dit « Perro », le chien. […] Cette très sombre histoire écrite avec force, à l’américaine, vaut le détour ».

Bruno Corty. Le Figaro.

A propos de La conspiration des médiocres :

« On retrouve Perro Lascano, têtu, humain, tendre, passionné, écœuré par ce qu’il voit autour de lui et par l’impunité des milices de pourritures qui tuent impunément à bord de leurs Ford Falcon. On retrouve ces personnages de pourris, méchants comme des teignes, qui prêteraient à rire, engoncés dans leurs uniformes ridicules, déguisés comme de sinistres clowns, s’ils n’étaient pas si dangereux. On retrouve l’humour et l’humanité des dialogues entre Perro et Fuseli, l’amour désabusé pour un pays, une ville et ses habitants les plus humbles, martyrisés par des policiers corrompus qui préparent ici la dictature militaire à venir. »

Jean-Marc Laherrère (Actu du noir).

Site :

Le site d’Ernesto Mallo (en espagnol).